27/12/2010

La religion, le nouveau tabou

Je consacre les billets de ce blog généralement aux photos que je prends dans les rues de Genève. Peut-être est-ce la semaine de grippe que je viens de passer au lit, m'empêchant de m'adonner à ma passion des images, toujours est-il que les idées qui vont et disparaissent dans mon esprit légèrement dans le coton m'ont fait déroger à ma règle - voici donc une note consacrée à autre chose qu'aux images.

On se posera certainement la question au cours de la lecture de cette note, je devance donc les interrogations en donnant d'ores et déjà la réponse: oui, je suis musulmane, née de parents musulmans, mais qui a fait le choix conscient, en dehors de toute pression et réfléchi de rester musulmane à l'âge adulte. Mais le propos que je vais tenir là n'a aucun lien avec ma confession personnelle. Serais-je athée que je me serais faite la même réflexion.


Hier, 25 décembre, Noël, la Nativité, Weihnachten, Natale, Navidad, Christmas, Milad em-Massih, etc, etc. Je ne vous fait pas un dessin, sapin, cadeaux, Père Noël, etc, etc. Avez-vous déjà essayé de demander aux personnes autour de vous ce que signifiait Noël pour eux? En général les réponses parlent de famille, d'amour, d'une occasion de se retrouver, de tradition, et même parfois de Jésus. Force est de constater que cette dernière réponse se fait de plus en plus rare. C'est vrai après tout que nous vivons dans une société de plus en plus sécularisée où une majorité des personnes affirment soit ne pas croire, soit croire mais sans pratiquer.

Certes, des générations successives se sont battues pour vivre dans une société assez libre pour que les citoyens puissent adopter ou rejeter librement les divers concepts religieux. Mais le problème n'est pas là. Le problème est, à mon sens, que la liberté de culte et la laïcité de notre société se sont accompagnées d'un corollaire peu désirable, l'ignorance quasi totale des jeunes générations vis-à-vis du fait religieux. Alors que les individus ont eu l'occasion de proclamer librement leurs croyances (ou l'absence de croyances), ils se sont également octroyé la liberté de ne pas transmettre à leurs enfants, neveux, nièces, élèves, etc, les moindres rudiments de la philosophie religieuse et des traditions religieuses, part très importante pourtant de la culture et de l'histoire humaine.

Aujourd'hui, en Suisse, nous vivons dans une société certes sécularisée, mais héritée d'une société qu'on dit consensuellement judéo-chrétienne (mais avec une vision plus large on reconnaîtra le couleur et la saveur prononcée d'autres traditions religieuses), et cet héritage imprègne le "code génétique"  de notre environnement; pourtant combien n'ont jamais lu la moindre ligne de la Bible, le livre le plus imprimé de toute l'histoire de l'imprimerie, sans parler du Coran ou de la Torah? Il est impossible de comprendre l'évolution dans le temps du droit, des sciences ou des moeurs sans connaître le contexte religieux qui les a vu naître et les a modelé, que ce soit ici ou ailleurs.  Et dans le monde d'aujourd'hui, où le dialogue interculturel est une réalité quotidienne dans laquelle évoluent les enfants, comment s'attendre à ce qu'ils le décodent le monde comme il est réellement s'ils n'ont pas en main tous les outils pour ce faire?

Il ne s'agit pas d'un appel à transmettre une foi, mais à transmettre un savoir.

Aujourd'hui, nous enseignons à l'école l'histoire de l'Empire Romain sans expliquer le rôle dudit empire dans le christianisme; nous enseignons la découverte de l'Amérique par Colomb sans mentionner les âpres discussions théologiques autour de la découverte des peuples natifs américains; nous enseignons la révolution française et ses idées en omettant de préciser que les Lumières avaient pour la plupart une solide formation théologique qui influence la plupart de leurs propos; nous enseignons la Shoah sans expliquer aux enfants comment les Juifs ont fait partie intégrante de l'histoire européenne depuis le Moyen-Age - ignorer totalement leur contribution à la construction européenne depuis de nombreux siècles n'est-elle pas aussi une forme de négationnisme?; on parle vaguement de la présence des Sarrasins en Europe, juste pour dire qu'on les en a chassé, mais sans offrir eux jeunes la moindre notion de ce qu'est l'Islam et comment il a historiquement modifié non seulement l'Europe au cours des 7 siècles de leur présence sur le Vieux Continent, mais également une grande partie du monde grâce aux arts, aux sciences et aux philosophies développés par les savants religieux de leur époque, les ouléma ; les enfants et ados (et souvent même les adultes) voient des têtes de Bouddha vendues comme élément de déco chic et branché partout, sans que personne ne prenne le temps de leur parler du prince Siddharta et des concepts humanistes de sa philosophie. L'Europe colonialiste  a utilisé et instrumentalisé le christianisme pour maîtriser des peuples et les dominer, notamment d'Afrique et d'Amérique du Sud, et cette histoire qui se répète mérite d'être apprise, car pleine d'enseignements sur ce monde dans lequel nous vivons.

Si nous essayons de nommer les principaux monuments à travers le monde, nombre d'entre eux attestent du lien inextricable qu'il existe entre les civilisations et les successives croyances: des pyramides d'Egypte au Machu Pichu, de Stonehenge à la Cathédrale Notre-Dame de Paris, du Taj Mahal au Mur des Lamentations, des statues de l'Ile de Paques à la Kaaba de la Mecque, et tant d'autres encore... que comprend-on de ce qui a pu animer les esprits qui ont érigé ces monuments, si nous nous efforçons d'effacer de l'éducation des plus jeunes générations la moindre connaissance des religions?

Et comment lire ou comprendre certaines dimensions de certaines parmi les plus belles  oeuvres littéraires sans avoir jamais été introduit à la moindre philosophie religieuse? "Crimes et Châtiments" de Dostoïevski, "Le Procès" de Kafka, les diverses versions du mythe du Docteur Faust, "La Quête du Graal" de Chrétien de Troyes, pour ne citer que quelques exemples...

L'Europe est peut-être un îlot de prospérité où on peut se permettre le luxe de payer un iPod ou un DVD à ses enfants à chaque fois que le rythme frénétique des journées laisse par erreur un temps mort assez long pour que se pointent quelques questions philosophiques/existentielles. Mais il s'agit là de l'exception et non de la règle. Si les personnes sont destinées à avoir contact avec d'autres cultures - et dans les faits elles le sont, même sans avoir jamais à bouger de chez elles - elles seront bien vite confrontées à la religion, qui forme apparemment le nouveau tabou de la société "occidentale". Un tabou qui s'ancre si profondément depuis quelques décennies, qu'aujourd'hui les profs des écoles sont en face d'une question assez épineuse pour les inciter à la contourner le plus méthodiquement possible, sous la menace de l'hypersensibilité parentale. Il y a un monde entre le prosélytisme et la transmission de la connaissance; et priver les individus de celui-ci pour ne pas tomber dans celui-là, en voilà une belle erreur portée haut par notre époque.

L'idée aura certainement ses détracteurs, mais n'est-il pas temps d'envisager d'introduire à l'école des cours de culture religieuse? Et que chaque parent prenne la responsabilité d'aborder cet aspect de la culture et des traditions, quand bien même il est athée? Car au rythme où nous allons, Noël en Europe ne devient rien d'autre qu'un rendez-vous d'échanges de cadeaux à la gloire du matérialisme... dans une certaine mesure, c'est déjà largement le cas!

Commentaires

Excellent! Quelle puissance de réflexion!
Il est temps que notre culture revienne à plus de bon sens, celui que vous utilisez si bien.
Que 2011 continue de vous inspirer de façon aussi percutante!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27/12/2010

Une réflexion riche et profonde comme je les aime, merci!

Écrit par : zakia | 27/12/2010

vraiment c'est excellent

Écrit par : mouchkito | 28/12/2010

Les esprits libres rejettent la culture judéo-chrétienne et toutes ses dérives et se plongeront dans l'étude de la culture gréco-romaine.
De nos jours que nous apportent le judaïsme, le christianisme et toutes les autres religions et sectes ?

- Rien si n’est des conflits importés par des esprits malfaisants !

Écrit par : Hypolithe | 28/12/2010

Bonjour. Votre article rejoint ma pensée. Des cours de cultures religieuses sont nécessaires aujourd'hui afin de relier l'Histoire à notre modernité. Les athées n'ont pas ou ne veulent pas comprendre qu'en reniant et censurant toutes notions liées au sacré et à Dieu, c'est tout simplement toute notre civilisation judéo-chrétienne et islamique que nous sapons et détruisons dans un fatras d'idées confuses, de racisme, de haine du prochain, d'orgueil surdimensionné.

Je refuse le prosélytisme dans le cadre scolaire, respect de la laïcité oblige, les parents étant les seuls à juger d'une éducation religieuse pour leurs enfants. Par contre, au moment où de très nombreux parents rejettent toutes racines religieuses, l'école se doit d'enseigner notre Histoire sous ses influences spirituelles et ses divers courants religieux, y compris les courants orientaux. Vivre dans un monde global, et nier la spiritualité des populations qui ont érigé ce monde global, c'est tout simplement provoquer le chaos et la disparition de l'Humanité.

Staline et Hitler avaient en commun la mort du christianisme. Nos athées veulent autant et plus encore. La mort de Dieu et du spirituel. Déclarer tel, notre monde sans Dieu a élevé l'Homme Dieu, l'Homme Souverain, l'Homme Orgueilleux, incapable de Soumission, incapable de respecter le croyant, incapable d'envisager une autre fin que notre retour à la poussière. A Hollywood, on dirait que le film "l'Apocalypse" finit très mal par l'anéantissement et la disparition des humains à travers la version des athées. Dans la version des croyants en Dieu, on dirait que le film possède sa morale et que les héros de la vie seront accueillis au paradis alors que les lâches, les négateurs, les destructeurs, les égoïstes, les haineux, se verront signifier les Ténèbres comme lieu de leur séjour éternel. Ou quand la justice divine est plus grande que la justice des hommes.

A chacun et chacune son scénario final selon ses convictions intimes. Dieu, le Grand Metteur en scène a laissé ses acteurs et actrices libres de décider de la progression de leur rôle personnel terrestre. Il a même accordé certaines des plus belles places enviables sur cette Terre à des athées ou pseudo-croyants n'agissant que pour leurs propres intérêts. Mais il a aussi signifié à ces personnes qu'oeuvrer ainsi sans aider à imaginer un monde solidaire, plus juste, plus respectueux des êtres humains et de la nature, ne les mènerait pas aux places enviables du Paradis mais dans les Ténèbres éternelles. L'ultra-capitalisme et l'ultra-matérialisme sont deux des oeuvres malfaisantes et agissantes de Satan. Le juste milieu n'appartient pas à ses modes de pensées dévoyées et perverses qui jettent les hommes dans les affres et l'obscurité de leur propre vanité et puissance personnelle, de leur licence et de leur orgueil.

Hypolithe, vous avez une vision réductrice de la Civilisation. Si vous me prouvez que l'athéisme a amené à la paix et à la justice sur la Terre, on pourra remettre en question Dieu. Hors l'athéisme a donné le pouvoir à Hitler, Staline, et autres despotes terrifiants. Je ne dis pas qu'au nom de Dieu, nous n'avons pas connu des régimes du même type. Je dis que ce type de régimes sous Dieu n'étaient pas érigé à la Gloire de Dieu mais construit pour quelques hommes et femmes qui se sont arrogés les pouvoirs terrestres. Faute fatale et péché mortelle devant la Volonté de Dieu. Le vrai Royaume de Dieu est celui des innocents, des humbles, des gens qui travaillent chaque jour à devenir meilleur ou du moins à se rapprocher des commandements divins qui sont, pour les principaux, tous les mêmes. Le Bien est une notion universelle qui agit en nos âmes ou qui est rejeté pour laisser au Mal sa puissance de malédiction et de dévastation.

Belle journée à tout le monde.

Écrit par : pachakmac | 28/12/2010

Il n'y a pas de contradiction, selon moi, entre ce que vous entendez par "une culture religieuse" et ce que j'entends par "athéisme". Une connaissance minimale (car nos écoles ne sont pas des facultés de théologie) du phénomène religieux, tel qu'il s'exprime dans un certain nombre de religions (il n'y pas de raison de ne s'attacher qu'à celles qui dominent chez nous) fait partie du savoir qui permet mieux connaître l'être humain, les besoins et le fonctionnement de son corps et de son cerveau, y compris le recours de certains à la transcendance ou à ce que certains encore appellent la vie spirituelle. Prennent ainsi du sens une partie des oeuvres qui nous entourent et de leur histoire, évoquées dans ce billet.
En font partie aussi, dans notre civilisation qui valorise la démarche critique, l'histoire et les motivations de ceux qui ne font appel à aucune tradition religieuse spécifique pour donner du sens à leur vie et tenter de la mener avec dignité, ainsi que la critique des faits historiques ou des idées engendrées par ces traditions.
Il ne suffit pourtant pas de s'entendre sur de tels principes généraux, pour autant que cela soit possible comme première étape, pour en arriver à des applications concrètes, notamment l'élaboration d'un programme scolaire. Il est vrai qu'une partie plus ou moins grande selon les traditions locales du savoir que vous mentionnez est déjà inclus dans différents branches et à différents moments de ces programmes. C'est lorsqu'il s'agit d'aller plus loin, d'ajouter des notions ou de les préciser, que les difficultés commencent. Car ce qui est du simple savoir pour les uns est de l'endoctrinement pour d'autres, ce qui fait partie de l'essentiel passe de la même manière pour du superflu, et ainsi de suite. Inutile de continuer l'énumération de ces problèmes, nous les connaissons tous et les rencontrons sans cesse dans ces blogs. Il suffit de lire attentivement l'intervention de pachakmac, comme d'habitude toute imprégnée de bonté et de générosité, pour voir à l'oeuvre une prétention accaparer le Bien par un croyant qui fait référence à des exemples historiques indiscutables pour lui, avec un vocabulaire et des expressions qui ne pourraient être acceptées dans le contexte d'un enseignement régie par les loi et les règles qui sont les nôtres.

Écrit par : Mère-Grand | 28/12/2010

Chère Mère-Grand, père fouettard des disciples de Dieu, je n'accapare en rien le Bien puisque je vois plus Dieu dans le comportement d'une gentille prostituée qui pratique son métier avec humour, bonté, amabilité, générosité, et don de soi, sans haine pour la gent masculine, que chez la religieuse, vaniteuse, méchante, rejetant toute autre croyance que la sienne, se mettant au service d'un maître ou d'une maîtresse de cérémonie plutôt que cherchant à comprendre les vraies valeurs universelles de Dieu. Comme je vois aussi plus Dieu chez un banquier éthique distribuant ses compétences sans en vouloir à l'appropriation de l'argent d'autrui que chez un pauvre, envieux, voulant dérober une voiture qui ne lui appartient pas au nom de sa propre justice. Vous aussi, vous vous faites une curieuse image de moi. Je commence à prendre l'habitude d'être stigmatisé.

Sachez que je ne considère absolument pas mes textes engagés comme des textes pouvant être source de combat autorisé au sein d'un milieu scolaire. Car je sais faire la part entre un enseignant neutre qui enseigne l'Histoire à ses étudiants en leur proposant la lecture de textes engagés et polémistes écrits par des personnalités ayant faits et dérangés à une certaine époque et un homme engagé dans sa foi qui donnerait durant un cours ses écrits comme vérité à avaler sans discussions par les élèves ses textes polémistes. J'ai été à l'école comme vous, et je sais différencier un cours de philosophie religieuse d'une adhésion à une religion. Merci de vous en souvenir.

Bonne journée.

Écrit par : pachakmac | 28/12/2010

"sans discussions par ses élèves" Il faut des virgules avant et après pour comprendre correctement la phrase. Parfois, j'écris d'une traite tellement certaines évidences me sautent aux yeux alors que pour certains et certaines, on dirait qu'ils / elles font semblant de ne jamais vouloir comprendre.

Écrit par : pachakmac | 28/12/2010

Il me semble, chère Madame, que vous exagérez. Bien des athées de ma connaissance sont bien plus avertis des constituants culturels des religions que nombre de croyants qui, quelle que soit leur religion, n'en connaissent que les rudiments de base, le strict nécessaire à la pratique quotidienne ou hebdomadaire.
Il en va de même de l'école laïque et obligatoire, ou, comme le rappelle brièvement Mère-Grand, le fait culturel religieux transparaît en bien des matières. Encore aujourd'hui. De plus si l'on prétend enseigner les traditions religieuses, il faut les enseigner toutes et dans leur vérité scientifique, y compris celles de notre passé, qui furent soigneusement gommées et pourchassées par les religions du livre triomphatrices. Je veux parler de la mythologie grecque, ainsi que des traditions animistes et shamaniques, qu'elles soient celtes, yakoutes ou africaines, ces dernières étant encore vivaces aujourd'hui.
Sans elles, on ne saurait comprendre en effet les fêtes comme Noël, qui ne sont devenues chrétiennes que par accident. On célébrait la force du sapin conservant son énergie au coeur de l'hiver, et le solstice d'hiver, pour appeler les jours à cesser de raccourcir, bien avant le christianisme. L'église les a récupérés dans un joyeux synchrétisme, Jésus n'étant apparemment pas du tout né un 25 décembre. De même que le Père Fouettard ou Saint Nicolas, figures antiques du Père Noël, sont également bien antérieures au monothéisme: on en retrouve la trace en Anatolie celtique dans l'Antiquité !
Il ne faudrait pas oublier non plus d'enseigner les différents schismes et hérésies qui jouèrent un rôle important dans l'histoire, à commencer par l'arianisme (considéré par certains comme le précurseur de l'Islam), les cathares ou les chiites ! Bref, la culture générale est un domaine infini, dont les religions font incontestablement partie. Il ne saurait y avoir de tabou à leur égard, et je ne crois pas vraiment qu'il y en ait, mais leur importance ne doit pas non plus être supérieure à celle de la physique, de la géographie, des sciences de la vie, etc... C'est un domaine de l'histoire. Rien de plus, rien de moins. Au-delà, on transforme l'enseignement laïque en enseignement religieux.

Écrit par : Philippe Souaille | 28/12/2010

Au commentaire de Philippe Souaille, j'ajouterai: Pour enseigner les différentes et cent mille croyances qui ont jalonné l'existence des hommes, il faut d'abord que les professeurs de cette branche soient impartiaux.

- Il faut séparer le divin des lois morales qui régissent la vie des gens.
- Il faut prévenir les enfants que les histoires, fictions aussi abracadabrantes les unes que les autres n'ont plus lieu d'être. La science a passé par là. Elle a révélé les affabulations des Religieux.
- Il faut donner un sens critique aux enfants. Qu'ils agissent avec raison et non pas avec émotion.
- Que la religion soit une affaire privée. Les droits civiques et civils l'emportent sur les lois religieuses.

Et je lance le pari: Qui, aujorud'hui, pourrait lancer une nouvelle religion? comme Akhenaton, Jésus, Mahomet?
Une secte?
ou encore
une non-religion? Michel Onfray avec son traité d'athéologie.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 28/12/2010

Voilà les dates des apparitions de quelques religions. La Liste n'est pas exhaustive, je l'avais d'ailleurs relevée lors d'un échange sur les blogs:
L'hindouisme 2500 avant Jésus-Christ
Judaisme
Abraham 1800 " *
Moïse 1250 " "

Jaïnisme
Thirtanka VII ème " "
VIII éme " "

Zoroastrisme 650 " "

Taoïsme Lao TI 600 " "

Confuciasnisme
Confucius 550 " "

Christianisme
Islam Mahomet 609-632 après Jésus-Christ
Sikhisme Nanak 1500 " "
baha!isme en 1863

Écrit par : Noëlle Ribordy | 28/12/2010

Il manque la traite des nègres, traite inhumaine pratiquée aussi par les arabo-musulmans et de façon barbare : l'émasculation des hommes pour en faire des eunuques pour les harems !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 28/12/2010

Chère Madame,

1) Votre phrase "Il ne s'agit pas d'un appel à transmettre une foi, mais à transmettre un savoir." résume à elle seule votre pensée, mais il y en a qui n'ont fait que survoler votre billet, et se sont arrêtés sur deux ou trois points anecdotiques, mais suffisants pour des polémistes qui n'apportent jamais rien à une discussion sereine sur la religion que leurs sentiments négatifs et contre productifs. Ils sont en croisades contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux, et les soupçonnent du pire dès lors qu'ils annoncent la couleur en dévoilant leur croyance, alors qu'ils ne prennent jamais la peine d'analyser objectivement leur propos, en mettant ne serait-ce qu'une fois, leurs préjugés dans un tiroir.

2) Pour une fois, je suis tout à fait d'accord avec Philippe Souaille.

3) Cher Pacha, tu as raison de relever qu'on peut trouver la bonté chez une personne de petite vertu ou un pauvre pêcheur que chez certains religieux hypocrites. L'habit n'a jamais fait le moine. Cela me fait penser à l'histoire de cette femme prostituée qui a gagné le Paradis parce qu'elle a donné à boire et manger à un animal, et telle autre qui est entrée en Enfer, bien qu'elle fût pratiquante de façon ostentatoire, mais qui nuisait à tout le monde avec sa langue.

4) @Noëlle Ribordy

Vous dites : "il faut d'abord que les professeurs de cette branche soient impartiaux.", là, je suis entièrement d'accord avec vous, par contre lorsque vous ajoutez cette précision "Il faut prévenir les enfants que les histoires, fictions aussi abracadabrantes les unes que les autres n'ont plus lieu d'être. La science a passé par là. Elle a révélé les affabulations des Religieux."
Je ne peux que constater que vous êtes en contradiction avec vous-même! Car comment ne pas passer pour un prosélyte athée si on commence d'emblée à dénigrer les religions sans laisser les enfants développer leur propre sens critique que vous revendiquez d'ailleurs, dans votre commentaire?

Il faut des personnes TOTALEMENT NEUTRES pour enseigner ce genre de savoir, ou tout au moins d'une grande honnêteté intellectuelle et d'une objectivité sans faille.

Je fini par ceci (que certains connaissent déjà) : nous avons à la maison quatre Bibles qui trônent dans notre bibliothèque et que mes enfants de 10 et 12 ans peuvent lire quand ils veulent. Ils nous voient, leur père et moi le faire et savent que notre désir c'est qu'ils fassent de même. Nous souhaitons que nos enfants ne soient pas des "moutons" croyants mais de décider en toute connaissance et en toute liberté du choix de la voie à suivre, comme ce fût le cas pour nous. Car nous ne pensons pas que la foi se transmette. Nous pouvons essayer d'inculquer des valeurs morales et éthiques, transmettre un message mais la foi, c'est une grâce que Seul Dieu accorde à qui Il veut!

Très bonne soirée à toutes et à tous.

PS: J'espère que ce billet restera un lieu d'échanges sereins, chose très très rare sur cette plateforme, hélas!

Écrit par : zakia | 28/12/2010

L'impartialité et la neutralité entrent en ligne de compte seulement si l'histoire des religions est enseignée comme un fait historique. C'est ce que je préconise pour l'école.

Par contre,îl faut mettre de côté, la foi, la spiritualité qui sont du domaine privé.
Par exemple, le fait de ne pas manger du porc pour les musulmans, d'éviter de prendre de la viande les vendredis pour les catholiques et s'interdire de manger des crustacés pour les juifs. Chacun peut s'adonner chez lui à ces rites.
Puis, il y a la virginité, l'immaculée conception, la résurrection, le port du voile, etc etc. des croyances auxquelles peut s'adonner tout un chacun.

Mais en aucun cas, l'école doit enseigner ce genre de choses, on peut rajouter, la fidélité, la chasteté, la soumission............

Écrit par : Noëlle Ribordy | 28/12/2010

L'enseignement des religions doit se concevoir comme n'importe quel fait historique qui a fait irruption dans une société donnée. C'est évident. On peut avoir des affinités et de l'affection avec tel ou tel système gouvernemental, tel ou tel courant politique, tel personnage, comme Kennedy, Gandhi, De Gaulle, ou autres, et rester neutre devant les élèves qui suivent le cours. Car finalement, ce sera forcément un/une athée, ou un / une chrétienne, etc. qui donnera les cours de religion aux élèves. Garder neutralité et impartialité devant la classe est du devoir pédagogique de tout professeur. Seulement en respectant cette éthique scolaire, nous pourrons encore donner des bases historiques à des élèves qui n'ont plus aucune idée du pourquoi et du comment de l'existence des religions.

D'ailleurs chose rigolote, Mme de Rothschild donne des cours de bienséance aux demoiselles de rang avec un certain prosélytisme de type bourgeois. Et une de ses élèves vient de créer une bande dessinée subversive apparemment hilarante qui conteste aussitôt la prêtresse du bien à penser en mettant bien en évidence les contradictions de Madame entre sa rectitude morale et la fidélité à un mari tout en suggérant que l'épouse se libère de son mari et prenne un amant pour lutter contre l'ennui de la vie bourgeoise. Fidélité à géométrie variable en fonction des circonstances. Seul dogme à respecter: rester marier et éviter par tous les moyens respectables le divorce, honte sociale et affective. Comme quoi, la démocratie a de l'avenir et les dictatures de type théologique ou autres n'ont plus rien à faire sous nos contrées acquises au libre arbitre de chacune et chacun.

Un musulman et une musulmane qui a été élevé dans la culture du libre arbitre ne sera jamais un, une ennemi(e) de la démocratie.

Chère Zakia, tu as parfaitement raison quand tu dis que seul Dieu conduit ou pas chacune et chacun d'entre nous sur le chemin de la Foi. Aucun être humain ne peut soumettre un homme, une femme, un enfant, à la croyance en Dieu. Notre âme est une et indivisible et elle ne peut être soumise à la volonté de l'Homme.

C'est cette liberté que Dieu nous a offert le jour de notre naissance.

Écrit par : pachakmac | 28/12/2010

Actuellement, le principal problème, ce sont les sectes:
Ces programmes liberticides qui se camouflent sous le masque de la religion.

En ce sens, c'est l'Islam qui est la plus grande secte.

Personne ne prétend qu'il n'existe pas de religion mahométane qui, comme toute religion, doit profiter de la liberté purement religieuse.

Par contre, l'Islam (amalgame de religion et de totalitarisme) n'a rien à faire chez nous.

À propos des apports des Sarrasins: N'oublions pas les bandes criminelles sarrasines qui ont même été jusqu'à piller St-Maurice.

Écrit par : colora | 29/12/2010

Le tabou n'est-il pas de plus en plus dans l'autre sens ? On n'aura bientôt plus le droit d'expliquer que les lumières du XVIIIème occidental ont justement aidé les hommes à rejeter les ravages de l'obscurantisme qui ont fait le lit de toutes les religions ? D'ailleurs vous avez gagné : L'histoire des religions sera bientôt enseignée dans les écoles genevoises, et en dehors des cours d'histoire, ce qui est un véritable scandale.

Écrit par : ORSINI Magali | 29/12/2010

Il me semble qu'il y a trop souvent confusion entre religion et vie spirituelle.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29/12/2010

Chère Madame,
Le mot "tabou" me semble inapproprié. Il y a dans notre société, comme vous l'écrivez, d'une part un désintérêt pour la chose religieuse, en tout cas dans ses aspects institutionnels, compensé en partie, surtout dans les années 60-80, par un intérêt grandissant pour des formes de recherche spirituelle investie dans d'anciennes ou de nouvelles sectes, disciplines ou mouvements géographiquement et culturellement proches ou lointains. Il y a aussi par rapport aux croyants de certaines autres religions ou dénominations que celles qui sont encore majoritaires chez nous, un phénomène de plus en plus grand retrait dans le domaine privé d'une religiosité qui s'affichait autrefois, en partie d'ailleurs par une nécessité ou une obligation sociale, politique et même économique.
Cette différence, qui se manifeste surtout, me semble-t-il, face aux pratiquants de l'Islam, est d'ailleurs source d'un certains nombre de malentendus et même de conflits sur lesquels je ne désire pas m'étendre dans ce blog. Il est possible, par ailleurs, que le phénomène que je viens d'évoquer explique aussi que vous utilisiez une terme aussi fort que celui de tabou, car si la religion était à ce point une affaire de la sphère privée dans votre propre croyance, beaucoup moins apparente dans ses manifestations publiques et moins liée à des conceptions et des pratiques qui relèvent chez nous du politique, elle vous paraîtrait peut-être moins faire l'objet d'un véritable tabou, mais simplement un sujet très intime qui se prête mal à la discussion ou à l'expression sociale. Je fais cette hypothèse sans du tout essayer d'accorder à l'une ou l'autre forme de vivre sa religiosité. pour autant que ma distinction soit vraiment pertinente bien sûr, une supériorité quelconque sur l'autre.
Si elle existe cependant, elle expliquerait mieux le fait que vous choisissiez la religion comme objet de votre intervention. Vous la consacrez, en effet, à un sujet qui vous est cher et même essentiel. comme il l'est manifestement pour plusieurs des autres personnes qui sont intervenues ici. Pourtant vous savez certainement que, pour prendre l'exemple de l'école, chaque enseignant à toujours trouvé que les connaissances que les nouveaux élèves, sans parler de ceux qui le quittaient ou de la population en général, avaient une connaissance scandaleusement déficiente, sinon des détails de la discipline qu'il enseignait, mais même de ce qui était nécessaire pour qu'il puisse le faire avec succès. Il en a toujours été ainsi et cela ne changera probablement jamais, tant nous avons tous envie de partager au mieux ce qui nous passionne et nous semble par conséquent souvent essentiel pour faire une personne digne de l'idéal humain.
C'est ainsi que tous les enseignants d'une discipline que je qualifierais de littéraire sont scandalisés que tous leurs élèves n'aient pas le minimum de connaissances des mythologies antiques qui font l'objet de tant de références directes ou indirectes dans les grands textes fondateurs d'une culture. Et pour prendre un exemple dans une culture à laquelle nous avons parfois peine à accorder ce qualificatif chez nous, celle des Etat-Unis d'Amérique, très rares sont les textes et même les films de quelque qualité dont les références, surtout bibliques il est vrai, sont absentes; elles les nourrissent et souvent leur donnent cette dimension supra individuelle et supra temporelle qui fait résonner en nous cette capacité éminemment, sinon exclusivement peut-être, humaine que d'aucuns qualifient de spirituelle.
Ce manque de connaissances ou d'intérêt, car c'est ainsi que je préfère maintenant appeler ce dont nombre d'entre nous souffrons, et qui recouvre je pense en tout cas en partie ce dont vous avez parlé dans votre biller, on peut le faire porter sur bien d'autres sujets. Je le fais porter autant sur les connaissances scientifiques, ou la connaissance de ce qu'est la science, ce que sont ses démarches et en quoi elle se distingue des mythologies et des autres formes de connaissances humaines à travers les temps. Je suis triste lorsque je constate que la connaissance du monde naturel et de ses mécanismes ne provoque aucun émerveillement chez des gens que je rencontre: ni la cosmologie, ni la géologie, ni la biologie, ni les mécanismes de l'évolution, ni …, ni …. Je me désole chaque fois qu'une personne me dit qu'elle ne connaît pas de langues étrangères ou qu'elle n'a pas parcouru le monde, qu'elle n'a jamais joué d'un instrument de musique, qu'elle n'a jamais pratiqué un sport de manière intensive, qu'elle n'a pas été amoureuse, qu'elle n'a pas eu d'enfants, ni … , ni…..
Car chacun de ces savoirs et de ces savoir-faire, de ces états, de ces expériences me paraissent une richesse que je voudrais partager avec elle, qui nous rendrait plus proche, qui nous permettrait de mieux nous comprendre. Tant de manques chez les autres ….. et tant de manques chez moi, bien sûre, et plus encore. Que puis-je souhaiter, demander, exiger? Rien. En tout cas pas exiger. Mais souhaiter et espérer, bien sûr, de temps en temps une rencontre sur un de ces sujets ou plans qui me sont chers, ou du moins un désir de rapprochement par-delà de toutes ces différences,

Écrit par : Mère-Grand | 29/12/2010

Cher Pachakmac,
"Père fouettard des disciples de Dieu" Excellent! Je constate que vous ne manquez pas d'humour et qu'y a-t-il de plus humain? Cette petite provocation à l'adresse d'un "disciple de Dieu" n'est que le prélude à une confession que je tiens à vous faire: ni dans mes activités diurnes, ni dans mes rêves érotiques je ne me suis jamais vu en "fouettard". Ce qui vous décevra peut-être, dans la mesure ou vous chercheriez le martyre de ma main. Je vous propose donc une autre interprétation de mes interventions, sur lesquelles je me suis d'ailleurs déjà expliqué lorsque vous avez déclaré une fois "Vous avez la dent dure": qui aime bien, châtie bien.
Mais trêve de mauvaise plaisanterie. Lorsque je dis que vous accaparez le Bien, je ne fais pas allusion à tous les exemples que vous me donnez, qui sont admirables et indiscutables. Ce qui m'irrite, c'est votre manie de vous en prendre sans cesse aux athées, que vous semblez considérer comme des ennemis du genre humain et tout ce qui est bien. Vous citez Hitler et Stalin et je vous suis: je pense que nous devons entendre, non dans nos oreilles, ce serait prétentieux, mais dans nos consciences, les cris des victimes des camps de concentration de Hitler aussi bien que ceux des goulags de Stalin.
Cela dit, les cris des hérétiques brûlés vifs par les bons inquisiteurs chrétiens des temps passés ne résonnent pas moins fort pour moi, ni les cris des femmes lapidées ou des hommes mutilés par les fières musulmans de notre époque. Lorsque vous chargez les athées, même si ce n'est qu'à travers les exemples extrêmes de deux monstres dont on dirait que ce sont les seuls caractéristiques importantes, vous ne faites pas autre chose qu'accaparer pour les croyants seuls le Bien. Et vous le faites avec un vocabulaire qui est entièrement religieux: il n'est que de relire votre dernier paragraphe pour en être convaincu. Vous avez bien sûre tout à fait droit à monter en chaire et à utiliser un langage de sermon, avec les majuscules qui conviennent (en quoi je vous ai suivi en partie, ne serait-ce que par hommage à Platon) et un usage du mot "âme" qui n'est certainement pas puisée dans l'Antiquité.
Enfin, mes allusions à l'école sont plutôt une réponse à l'auteur du billet et ne cherchent pas à vous mettre en cause. Je la retire volontiers. Mon but était de montrer la difficulté, que vous reconnaissez vous-même, de mettre en place un enseignement spécifique des religions qui serait utile acceptable par toutes les parties concernées.

Écrit par : Mère-Grand | 29/12/2010

@Marie-France de Meuron
Je suis d'accord avec vous ou plutôt je crois être d'accord avec vous. Car bien que je me sois plus d'une fois exprimé sur ce sujet, et que je le fais d'ailleurs indirectement dans une de mes interventions sur le présent billet, on risque plus de se tromper sur un accord que sur une désaccord.
Sans allonger outre mesure, je me contenterai de dire que pour moi la vie spirituelle n'exige pas l'adhésion à une religion et encore moins à une religion donnée. Dès que, chez les premiers hominidés, une femme a regardé son bébé avec amour et tendresse, l'a bercé et lui a murmuré des paroles ou une mélodie à l'oreille, un début de spiritualité s'est manifesté. Dès que l'un de ces premiers hominidés a regardé la lune avec une pointe d'émerveillement, il en a été de même.

Écrit par : Mère-Grand | 29/12/2010

Très juste tout cela Mère-Grand. Mais croyez-vous que la louve qui lèche amoureusement son petit et le nourrit en hurlant à la Lune fasse également preuve de spiritualité ? A mon avis, oui, à sa manière... Allez, osez sortir la Louve qui est en vous et croquez nous ce petit Pachakamac rouge qui gambille, tout béat de sa nouvelle conversion, avec son petit panier rempli d'idées praslinesques...

Écrit par : Séraphin Lampion | 29/12/2010

Votre billet est excellent et pleins de bons sens. Une réflexion très approfondie et qui soulève pas mal de questions. Je l'ai relu à plusieurs reprises et suis tout à fait d'accord avec vous, surtout le dernier paragraphe.

Afin de ne pas gâcher ce plaisir, j'ai décidé de ne pas lire les commentaires de certaines personnes qui sévissent sur tous les blogs afin de détourner les billets de leur sujet principal.

Bonne continuation

Écrit par : Fatima | 29/12/2010

Mais Fatima, Noël est une fête commerciale, le grand rendez-vous des cadeaux. C'était déjà le cas dans les années 50. Des évêques, déjà à cette époque, appelait au boycott du Père Noël, symbolique étasunien d'importation récente dans certaines régions d'Europe. Et de fait, le sens chrétien a été rajouté au moyen-âge pour intégrer ce qui pouvait l'être de cette fête païenne.

Écrit par : Balthazar Melchior | 29/12/2010

Vous n'avez donc pas compris Balthazar Melchior que nos deux islamistes font les yeux doux - mot d'ordre - à Jésus depuis quelques jours à travers Noël!
Je ne parle pas des phrases empruntées ici et là pour "fabriquer" leurs commentaires....


@ la détentrice du blog

L'heure est bien tardive pour commenter votre billet. Peut-être à demain.
Mais pour l'heure je vous souhaite un prompt rétablissement et une douce nuit.

Écrit par : Patoucha | 30/12/2010

Comme mon blog est de nouveau (partiellement) censuré et ne figure plus sur la liste des blogs de la Tribune de Genève, je me permets de signaler ici mon dernier biller sur ce sujet dans l'intérêt des propriétaires de blogs dans la Tribune de Genève:

http://blogdesamialdeeb.blog.tdg.ch/archive/2010/12/31/mon-blog-encore-censure-pour-la-troisieme-fois.html

Écrit par : Sami Aldeeb | 31/12/2010

Très bonne et heureuse année à vous chère Madame.

Écrit par : zakia | 01/01/2011

L'Ecole Cantonale de Langue Française de Bernea depuis très longtemps inscrit à son programme des cours obligatoires sur l'histoire des religions. J'ajouterai que des cours d'instruction civique serait un plus.

Écrit par : Demain | 07/01/2011

Les blogs et les commentaires des musulmans ont presque systématiquement la caractéristique commune de critiquer sévèrement le soi-disant "matérialisme" et le soi-disant manque de spiritualité des sociétés occidentales.

Dès lors une question m'intrigue.

Pourquoi de nombreuses familles musulmanes n'étant pas historiquement d'ici ont-elles fait et continuent elles de faire le choix de venir s'installer ici ?

Quelqu'un aurait-il la réponse ?

Écrit par : 022 | 07/01/2011

022, Si vous désiriez vraiment une réponse, vous ne vous cacheriez pas derrière trois chiffres et vous donneriez votre point de vue plutôt que de sous-entendre votre réponse.
En outre, vous généralisez le sujet alors que chacun a des raisons bien distinctes de se retrouver en Suisse. Mettre tout le monde dans le même paquet évite de rencontrer en profondeur son voisin et de comprendre qu'il n'y a pas qu'un facteur dans son choix de se trouver parmi nous.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 07/01/2011

@ de Meuron

Vous me dites que je "généralise", et vous avez parfaitement raison, en effet je généralise. Et comme vous n'êtes pas très précise vous me permettrez donc de vous répondre en distinguant les deux généralisations possibles incluses dans mon propos. Tout en gardant bien évidemment à l'esprit que "généraliser" est une opération intellectuelle par laquelle on étend ou applique une caractéristique à l'ensemble ou la majorité d'un groupe d'individus considéré.


1. Je pense effectivement que la majorité voir la totalité des blogues et des commentaires de musulmans que je peux lire dans la blogosphère romande voir française dépeignent presque systématiquement les sociétés occidentales comme péjorativement "matérialistes" et faibles du point de vue de la spiritualité.

Je vous défie de me démontrer le contraire ou de me présenter un grand nombre ou une majorité de blogues ou de commentaires d'auteurs musulmans faisant l'apologie des bienfaits de nos sociétés matérialistes et libérales et de nos diverses spiritualités d'essence non religieuses ( sciences, psychanalyses, littératures, philosophies, arts, etc... )


2. Vous laissez entendre qu'il n'y aurait pas de raison "générale" pour que les musulmans - parmi d'autres - émigrent vers nos sociétés occidentales. Ainsi si l'on vous comprend bien, le premier se serait arrêté ici pour la couleur du ciel, le second pour la pureté de l'eau, le troisième pour la taille des arbres ou parce que ceci ou cela, etc. tout autant de raisons particulières et individuelles.
Le seul problème c'est qu'au malawi, en afghanistan, ou que sais-je, on pourrait y trouver tout autant de raisons individuelles non "matérialistes" qu'on en trouve en Suisse et dans les sociétés occidentales. Il doit donc bien y avoir un facteur différent, principal et prépondérant qui les poussent alors à choisir la Suisse et les pays occidentaux. Lequel d'après vous ?

Outre l'aspect matériel lequel ? La sécurité ? La liberté ? Ces deux dernières ne sont que des corollaires du premier, il n'y a ni sécurité ni liberté dans les pays pauvres.


Alors permettez que l'on use un peu de second degré et de semi ironies pour dénoncer ces hypocrisies qui consistent à jouer les "pieux", les spirituels et les dénonciateurs vertueux alors qu'ils tirent profit comme chacun d'entre nous, des bienfaits - ne vous en déplaise - de nos sociétés dites matérialistes.




NB. Vous semblez vouloir parler de vérité, alors peut être devriez vous vous interroger sur votre manière très dogmatique de vouloir dénoncer d'emblée et comme à tout prix toute généralisation...

Écrit par : 022 | 08/01/2011

o22, je présume Monsieur,
Vous affirmez que "il n'y a ni sécurité ni liberté dans les pays pauvres."
Avez-vous vraiment vécu parmi eux et dans tous les pays musulmans pour décréter cela?
Vous globalisez quand vous affirmez qu'il n'y a qu'un type de sécurité et qu'un type de liberté.
Selon les couches de notre population, on ne voit effectivement que "Les bienfaits de nos société dites matérialistes". Il y a malheureusement aussi bien des méfaits, tant au niveau humain qu'au niveau géographique.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08/01/2011

@ de Meuron

Une question pour vous :

Pouvez-vous me citer une seule société pauvre où les gens sont libres et en sécurité ?


Lorsque vous dites qu'il n'y a pas qu'un seul type de sécurité et de liberté, à quoi pensez-vous ? Du point de vue typologique il ne peut y avoir qu'une différence entre sécurité matérielle et sécurité spirituelle, entre liberté matérielle et liberté spirituelle, toute autre distinction n'étant qu'une affaire de gradation à l'intérieur d'un même type.

Si vous connaissiez vous-même la pauvreté de l'intérieur vous sauriez que lorsque l'on est pauvre il n'y a ni sécurité ni liberté spirituelle ou matérielle.

Affirmer le contraire est le propre des discours péri-compassionnels des petites bourgeoisies d'ici et d'ailleurs qui refusent de voir les réalités et d'appeler un chat un chat en s'offrant souvent à bon compte un soulagement bienvenu à leur propre sentiment de culpabilité ( celui par exemple de faire partie d'un système parfois dur et implacable mais dont ils ont sû profiter pour s'offrir par exemple le loisir de développer leur propre spiritualité ou d'élever leur niveau d'éducation ou de compétences ).

Tenir la société matérialiste et consumériste pour responsable de tous les maux ou responsable d'une déspiritualisation est probablement une des positions les plus "stupides" qui soient, tant elle contredit la réalité.


La réalité, c'est que dans nos sociétés matérialistes il n'a jamais été aussi facile d'accéder à toute formes de connaissances ou de spiritualités ( ce qui par ailleurs, et c'est mon avis, contrarie fortement des religions dogmatiques comme celles de l'islam ). La réalité, c'est que l'espérance de vie des êtres humains n'a jamais été aussi élevée que dans nos sociétés matérialistes et consuméristes.

Chère Madame, lorsque l'on gratte la terre pour manger on n'a pas le temps de penser à Dieu, et si alors on y pense c'est forcément que quelqu'un d'autre s'est chargé de concevoir cette idée et de vous l'inculquer et ce n'est déjà plus la liberté.
Dans un pays pauvre lorsque l'on a le temps de penser à Dieu ou de développer sa spiritualité c'est que déjà un autre travaille pendant ce temps à votre place.


Quand aux dégâts et aux méfaits occasionnés par les sociétés matérialistes voudriez-vous que l'on parle de ceux occasionnés par les sociétés de type religieux ? De combien de millénaires d'obscurantisme avons nous dû subir au nom de la "spiritualité" ?

L'auteure de ce blog voudrait - et vous aussi - introduire l'étude du fait religieux à l'école, pas de problème.

On pourrait ainsi par la même occasion mieux apprendre aux enfants comment les oligarchies politiques se sont durant des millénaires appuyées sur les religions et sur le concept de Dieu pour asservir et tenir dans la pauvreté des populations entières et comment elles continuent de le faire.

On pourrait par la même occasion leur apprendre à faire le tri entre les propos formatés et stéréotypés des pensées dogmatiques ou assujeties au politiquement correct ou au compassionnel et qui soit "déforment" dangereusement la réalité, soit refusent de la reconnaître.

Écrit par : 022 | 08/01/2011

Les ancêtres des musulmans orientaux étaient tous juifs ou chrétiens!

Écrit par : dominiquedegoumois | 08/01/2011

022, que voilà une bonne question et de bien intelligentes réflexions. Merci.

Écrit par : Séraphin Lampion | 09/01/2011

022,
vous répondez à vos questions avec une telle assurance que je ne perçois pas ce que vous désirez vraiment, pourquoi vous vous engagez dans un pareil discours.
Je n'ai nulle envie de jouer au ping-pong avec vous.
Restez sur vos convictions, ça en fait votre doctrine à vous....Elle est certainement plus souple que celles qui ont été établies pour des siècles.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 09/01/2011

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