08/12/2010

Dessine-moi un mouton

Les lendemains de votations fédérales importantes, j'ai parfois l'impression que les genevois arborent une "gueule de bois électorale". Cela a été les cas après l'acceptation par le peuple de l'initiative UDC sur le renvoi des étrangers. Une sorte de malaise devant la prise de conscience à laquelle appelle les résultats. On parle partout de clivage entre Romands et Alémaniques, on sent, palpable, l'inquiétude de voir l'UDC encore gagner du terrain, avec toutefois cette pointe de fierté d'être genevois, c'est-à-dire être ceux qui ont le plus massivement rejeté le texte. Les gueules de bois, cela finit par passer, et tous nous revenons à nos moutons. En parlant de moutons justement, à regarder de plus près les affiches qui recouvrent les murs genevois, je voyais un peu partout cette affiche "sauvage", sur laquelle on voit un petit troupeau de moutons, avec pour slogan "Les moutons votent UDC".

A priori ces affiches contestataires m'ont réchauffé le coeur, je me suis dit qu'au final, nous ne nous sommes pas laissé abattre, que nous continuerons à lutter contre cette démagogie dévorante de l'espace public par l'UDC, le parti qui ne sait que vendre de la peur et de la haine. Puis une sorte de mélancolie m'a prise. Avec regret, je dois avouer que l'UDC a certainement réussi le plus difficile en matière de communication: créer l'image-concept qui existe en soi, qui ne porte pas de logo promotionnel, car on sait en publicité que les logos de marques trop visibles braquent les consommateurs. Le saint-graal d'un publicitaire c'est de réussir le coup de maître du cow-boy qui vend des cigarettes sans avoir à écrire sur ses affiches "Marlboro", de l'iPod qui est devenu un nom générique et commun qui dépasse le simple objet commercialisé par Apple. L'UDC ne vient-il pas de réussir un coup similaire en mettant dans la bouche de tous les Suisses, tant les partisans que les opposants, une nouvelle définition pour le mot "mouton"?

 

 

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Commentaires

J'ai arraché plusieurs affiches de ce type dans Genève, pour ma part je suis définitivement du côté des victimes et pas du côté du crime organisé!

a Genève les dealers sont tous entretenus par les contribuables et ça ne pose aucuns problèmes de moralités aux politiciens!

Lorsque je me balade dans la ville, je ne peux m'empècher de me dire

"A qui profite le crime?"

Genève c'est "l'Auberge Rouge" et le gouvernement l'aubergiste et sa famille!

Écrit par : dominiquedegoumois | 08/12/2010

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